La NDH2K11 : bilan final…

Il y a quelques jour se tenait, au centre de congrès de l’hôtel New York, à Disneyland Paris, l’édition 2011 de la Nuit du Hack. Comme vous le savez grâce...

Il y a quelques jour se tenait, au centre de congrès de l’hôtel New York, à Disneyland Paris, l’édition 2011 de la Nuit du Hack. Comme vous le savez grâce à notre précédent article, la DTRE y participait activement.

Voici donc le bilan chronologique comme je peux le retranscrire après mes heures de sommeil rattrapée et quelques jours de stage.

C’est vendredi soir que tout a commencé. J’arrive à la DTRE vers 17h30 avec une bonne journée de travail. J’y suis accueilli par Loïc (Crocosheep) qui a visiblement bossé toute la journée sur son workshop de micro-railgun. Ayant fait l’acquisition, la veille de deux appareils photos jetables, je vois les condensateurs récupérés pour la mise à feu. Nous discutons un peu et David (Mini_P@da) arrive pour se joindre à nous.

En tant que responsable des conférences, il était nécessaire que nous produisions un système de gestion du temps de chaque intervenant, afin de faire respecter le planning. Qu’à cela ne tienne, nous nous mettons en tête de faire un bandeau de LEDs qui décroit en fonction du temps. Les branchements sont majoritairement gérés par David et je m’occupe du programme basique qui gère la vingtaine de diodes. Pendant ce temps, Loïc génère des petits arcs électriques et fait fondre son interrupteur.

Nous travaillons ainsi jusqu’à la limite de présence autorisée dans l’école et partons donc vers la NDH. David et moi (Franklin) nous séparons de Loïc aux Halles pour nous rendre à Disney directement (nous sommes passé par un magasin et nous sommes maintenant munis de chips et de thé glacé (« On ne vend plus de bière après 21h00″…)). Je porte mes sacs contenant quelque matériel (d’atelier et général) et David tient sur toute la longueur de son bras le bandeau de diodes assemblé.

Nous arrivons à l’entrée de Disney Village sans trop de mal et nous apprêtons donc à rentrer. C’est alors que nous découvrons la sécurité ! Le bandeau de gestion du temps paraît suspect (« C’est une bombe ? ») ; sans parler des pinces que nous transportions (dont la pince à sertir du RJ45, particulièrement douteuse). Mais … le tout passe plutôt bien après explication (nous sommes un peu plus étonnés que Loïc fasse passer un générateur le lendemain).

Nous voilà à présent David et moi-même dans l’Hotel New York, très classe, tout ça… Et grâce à Terry qui passait par là, nous trouvons les autres staff de Hackerzvoice et Sysdream. On dit bonjour, tout ça on teste un peu la scène, par principe, puis on se remet au boulot : debug du timer à LEDs, sertissage ethernet (d’ailleurs, salut Ezano, si tu me lis), sustentation avec des sandwiches qui déchirent (et des chips uniquement pour certains), discussion avec des orateurs de Hack In Paris, et aide à diverses autres tâches.

Nous découvrons également la salle : 2000 m², sonorisation complète, des chaises pour tout plein de personnes, un espace staff cosy et agréable. En soi, même pas peur, les chaises vides, ça ne juge pas. Bref, on se dit que le lendemain va déchirer. Et j’entends un « De toute façon, tu auras le temps de te chauffer, il n’y aura pas grand monde à la conf de 10h00″…

C’est fourbus et appréhendant l’évènement que nous allons nous coucher vers 03h30 ou 04h30. J’ai partagé la chambre avec David, virtualabs, Sorcier_FXK et Ezano (un majorité de membres HZV, donc). Je vous passe ma nuit de sommeil de une heure et demi absolument passionnante dans une baignoire du Sequoia Lounge ;-) .

Le Samedi, Jour-J ! Nous nous réveillons, douche rapide, petit-déj’ à l’arrache (pas très faim vu que le dîner avait été pris vers 02h00), on arrive dans la salle et déjà quelques geeks attendent. Nous terminons les derniers check avec la régie, tout semble nickel.

Les premiers gens arrivent et je comprends qu’il y aura en fait plus de monde que « un peu » devant moi. Des bugs sur les applications gérant les badges à l’entrée et on retarde la première conf, le temps que la majorité soit prête. Rien que d’annoncer un retard devant 200 personnes, ça fait drôle. Annoncer ensuite la NDH en elle-même et la conférence de virtualabs devant 600 ou 700 gens, c’est limite terrifiant (ils attendent, les bougres, 20 minutes de retard). Tr4nce et moi-même avons tout au long de la matinée essayé de combler le retard des confs en mangeant sur les pauses. Des conférences passionnantes, on rit, on s’indigne, on applaudit. A la fin j’apprends que le challenge public se déroule apparemment bien mais qu’il en est allé du contraire pour CTF. N’ayant toutefois pas suivi l’histoire, je ne m’étendrai pas dessus. Nous avons toutefois vu du staff déprimé et échaudé, des équipes sombrant dans la folie (des mecs jouaient à un jeu à boire à base de Shi Fu et Mi dans le désordre (si quelqu’un connait ce jeu, les commentaires sont là pour ça)). Beaucoup de participants et d’orgas sont fatigués et les couloirs sont jonchés de corps presque inanimés.

Revenons vers xxhyy (distorsion temporelle oblige, je ne saurais plus dire du tout ce qui c’est passé après les confs). C’est le moment que je choisis pour préparer mon workshop (sniffing physique passif de réseau ethernet) et former mon assistante Givre. David prévoit aussi le sien (musique 8-bit) et Loïc arrive avec un générateur prêté par Kama (président BDE) pour l’occasion et des appareils photo jetables en quantité (pour son micro-railgun). Victor et Edouard, arrivent également pour participer et aider à répondre aux questions.

Une fois la préparation faite (rapide pour apprendre la Givre), nous arrivons dans la salle ou beaucoup de monde se presse autour des ateliers et où les participants CTF s’impatientent. Observant que l’atelier de David se déroule bien (une quinzaine de personnes qui suivent activement, je trouve ça classe pour une première), je décide de me reposer en attendant mon tour. Je m’assoupis rapidement avec mon matériel d’atelier dans les poches et le câble rj45 enroulé autour du bras. C’est ce moment que choisit un photographe pour immortaliser une image de la nuit du hack pour le journal Libération, le tout sans que je ne m’en rende compte. Je ne m’étendrai pas sur le fait que je pense qu’il y a mieux qu’un Franklin endormi pour représenter la NDH ni sur le fait que l’article en lui-même laisse à désirer.

Bref, je me réveille, anime mon atelier tant bien que mal, Givre manipulant avec brio le cutter et le briquet (heureusement, parce que je n’aurais pas pu). Beaucoup de questions dont une qui m’a moi-même laissé perplexe pendant un temps mais tout se passe bien. J’enchaîne sur des anecdotes de DataCenter (ça fait toujours marrer les gens les fails dans les milieux qui paraissent pros (ça les fait « lulzer » diront certains :p)).

Tout le monde commence à fatiguer, il y a un Open Bar duquel je profite. Après une courte pause, nous décidons de partir, le temps de dire au revoir à tout le monde.

Et voilà.

Pour résumer :

  • Une super ambiance
  • Une logistique plus que satisfaisante
  • Des très bons sandwichs
  • Des conférences intéressantes dans l’ensemble
  • Un peu plus de 800 personnes m’ont vu les annoncer
  • Pleins de contacts et de connaissances avec des gens trop cools
  • Une cinquantaine de personnes différentes sur les trois ateliers DTRE
  • Un super polo, un super t-shirt, un super badge staff et une encore plus super badge électronique
  • Oh et accessoirement, mon mac déverouillé avec une session root ouverte en pleine estrade pendant que je dînais

Ce fût donc un évènement plus que passionnant pour nous et nous sommes fiers et heureux d’y avoir participé ce qui, j’espère, sera plus appuyé l’année prochaine.

Des photos devraient bientôt apparaître dans la galerie quand Pippon se bougera le popotin…